Dans le sac de Mademoiselle B, ma place de cinéma pour aller voir le documentaire Free to Run. Pour ceux qui me suivent, j’avais organisé un concours pour vous faire gagner 2x2 places de ciné pour aller le voir. Free to Run raconte la fabuleuse épopée de la course à pied, acte marginal et militant devenu passion universelle. Ce documentaire est super bien orchestré, pas le genre de docu ou tu t’ennuies à mourir. Non, pas du tout. J’en ai eu des frissons. J’ai appris beaucoup de choses sur la course à pied. Les premiers adeptes de la course à pied étaient considérés des huluberlus. Du coup, ils couraient la nuit et à chaque passage de voiture se cachaient dans les fossés. Il était interdit pour une femme de participer à des courses à pied. J’ai découvert une femme, Kathrine Switzer. Cette étudiante américaine, alors âgée de 20 ans a fini le marathon de Boston en 4h20 en 1967. Elle s’était inscrite sur la course discrètement et s’était déguisée en homme. Découverte après 3km de course, un bénévole Jon Semple a voulu l’expulser. Le petit ami de Kathrine lui avait alors donné de grands coups d’épaule sous les applaudissements du peloton et l’objectif d’un photographe. Cette photo a changé beaucoup pour la cause des femmes. Boston organisa donc sa première course ouverte aux femmes en 1969.

Synopsis

Des rues de New-York aux sentiers des Alpes suisses, de Sao Paulo à Paris, Pékin ou Sydney, hommes et femmes, champions ou anonymes… Nous sommes chaque année des millions à courir.
Pourtant, il y a à peine 50 ans, cette pratique était uniquement réservée aux hommes, cantonnée aux stades, avec des règles strictes, rétrogrades et sexistes.

Histoire de la course

La course à pied n’a pas toujours été aussi prisée. Ce sport devient à la fin des années 1960 symbole de contre-culture et de lutte contre le pouvoir établi, alors qu’il n’est à l’origine réservé qu’à quelques marginaux ; les femmes sont même interdites de toute compétition officielle. Naît alors un mouvement en faveur de la course populaire, retracé dans Free To Run jusqu’à nos jours.

Découverte étonnante

Le réalisateur Pierre Morath a découvert la course en 1985, alors qu’il n’avait que 15 ans. C’est bien plus tard qu’il a pris connaissance de l’histoire étonnante du running, alors qu’il écrivait un livre avec un sociologue sur les 30 ans de la Course de l’Escalade, très réputée en Suisse.  Il faudra attendra encore un peu avant que Free To Run voie finalement le jour.
Free To Run n’est pas un film sur la performance ; les protagonistes du documentaire ne sont ainsi pas tous de grands champions, mais ont chacun milité pour le droit de courir et révolutionné l’image d’un sport avant réservé aux athlètes de haut niveau.
Source: AlloCiné

Quatre destins exceptionnels mis en avant

1/ Kathrine Switzer, la première femme à avoir couru le marathon de Boston alors qu’il était encore (en 1967) réservé aux hommes.
2/ Noël Tamini, le créateur de la revue bimestrielle Spiridon. Il a démocratisé la course à pied en la faisant sortir des stades.
3/ Steve Prefontaine, athlète américain surdoué, mort à 24 ans. Il a changé la professionnalisation de ce sport en s’associant à une petite PME de l’Oregon, Nike.
4/ Fred Lebow, l’inventeur du marathon de New York.

Que t’inspire cet article et la bande annonce ? (je m’adresse aux adeptes de la course à pied bien sûr!).

Retrouve moi sur Facebook et Instagram, à bientôt !