Dans le sac de Mademoiselle B, la médaille FINISHER de mon premier Marathon à Nice. Comme tu le sais (si tu me suis sur mon blog ou sur les réseaux sociaux InstagramFacebook, Twitter ou Snap « sacmademoiselle »), je le prépare depuis 4 mois. Pendant mes 3 mois à New-York, Central Park a été mon terrain favori pour mes entraînements (tu peux d’ailleurs me voir en vidéo en train de courir dans Central Park ici). Après les attentats du 14 juillet 2016, notre motivation dans notre groupe a changé. Nous avons décidé de courir le marathon pour l’association Promenade des Anges . Je t’en parle dans mon article ici. Gooooo, le week-end tant attendu est arrivé et s’est avéré riche en émotions, beaucoup plus que ce que je ne pouvais imaginer. Je te raconte tout dans cet article.

Pour commencer, quelques chiffres sur l’édition 2016 de ce marathon Nice-Cannes:
– 1er marathon de France après Paris
– 13 700 participants
– 8 500 marathoniens à la ligne de départ et 6728 à la ligne d’arrivée
– 1600 bénévoles (un énorme merci à eux et à leurs encouragements qui changent tout, envie d’être bénévole sur un marathon et à mon tour encourager les coureurs car ils en ont besoin)
– 76% d’hommes et 24% de femmes
– 24% de participants étrangers
– TOP 3 des nationalités: France, Grande-Bretagne et Italie.

Le début du week-end (vendredi soir et samedi)

Tu as peut-être suivi mon week-end en live sur Snapchat.

J’arrive à l’aéroport de Nice le vendredi soir avec une arrivée en fanfare de mes potes qui m’attendent avec mon surnom écrit sur leurs joues (à défaut d’avoir trouvé des pancartes). J’explose de rire, c’est tellement drôle et mignon. Arrivée dans notre logement airbnb pour 6 personnes. Repas pré-marathon en conséquence. Nos deux supportrices jouent le jeu de suivre notre alimentation spéciale (c’est simple: pas de matières grasses, de sauce, d’alcool,….).

Le samedi direction au village du marathon à Nice sous un soleil radieux qui nous permet de manger en terrasse au soleil (un plat de pâtes pour moi). File d’attente au village pour rentrer. Oui dû aux fouilles et fort heureusement. Le mec nous montre ce qu’il a trouvé depuis son service : couteau, tournevis. Normal de se promener avec ça sur soi! Puis balade le long de la Promenade des Anglais l’après-midi pour se reposer, être au calme, profiter de cette vue incroyable et voir le soleil se coucher. Direction l’hypermarché pour acheter notre repas du soir (veille de marathon). Les hypermarchés, tout ce que je déteste. Ces endroits immenses (des années que je n’y suis pas allée et je découvre de nouvelles formes de caddies, bon ça c’était pour la petite parenthèse hein). Chacun sait ce qu’il doit prendre et hop on se casse de cet endroit. Passage à Decathlon pour acheter des gants pour moi, des gels énergétiques pour Matthieu, un gâteau spécial pour nous tous (à manger 30min avant l’effort).

On prépare nos affaires pour le lendemain, on échange sur l’organisation. Et pour finir, dodo vers 22h/23h.

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Le jour J (dimanche 13.11.2016)

Réveil à 5h. Enfin c’est le grand jour tant attendu. Oh la la des mois que j’attends ce jour avec impatience. Petit déj, tenue de combat, camelbak Kalenji prêt avec mon ravitaillement (testé lors de mes sorties longues), protections contre le froid (les filles nous ont préparé des sacs poubelle pour attendre dans le sas). C’est parti, direction le Stade Allianz Riviera de Nice, le point de départ du marathon. Il fait nuit et froid dehors. Les forces de sécurité sont à tous les angles de rues, l’endroit est méga surveillé. Les filles nous déposent en voiture et attendent avec nous au stade. Super important d’être entouré de personnes « non stressées » qui ne courent pas le marathon. Ma pote Anne est un amour et d’un soutien énorme. J’avais prévenu tout le monde avant le week-end que je n’organiserai rien, que je me laisserai portée. Ça fait tellement de bien parfois, de se laisser « driver »/porter par les autres.

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On retrouve Aurélia et Coraline sur place. Le jour se lève. On va se diriger vers notre sas. Les filles rentrent à l’appart finir de le ranger et gérer nos valises dans la voiture pour nous retrouver sur le parcours en tant que supportrices. Un pur bonheur de les croiser au km22! Avant le départ, grosse ambiance avec musique. Puis le moment de chanter la marseillaise arrive. Nous rendons hommage à l’association Promenade des Anges. Moment fort. Ce marathon on va le finir, pour eux.

Le coup d’envoie est lancé. Jusqu’au km18, tout va bien, je suis en pleine forme mais très vite, cela devient difficile. J’ai perdu 2x10 minutes à attendre mon tour aux toilettes (5 personnes devant moi à attendre leur tour). J’aurai dû prendre un smecta au petit-dej. Les aléas du direct. Heureusement, le parcours est magnifique, au bord de mer, soleil tapant, pas de vent. Des conditions météorologiques parfaites ☀️ Pas évident de courir un marathon seule quand tout tes potes ont une allure plus rapide que la tienne. Le moral flanche à quelques reprises. Je garde bien en tête ces 4 mois de préparation. Je VEUX franchir cette ligne d’arrivée. J’y arriverai coûte que coûte. Après 35K, je me force à reprendre de l’énergie et de la motivation. Je double en courant tout ceux qui commencent déjà à marcher. Et puis tu vois 38k, tu mets ta musique super forte pour te faire tenir (j’ai ma playlist Marathon avec des musiques qui donne la pêche), tu doubles ceux qui finissent en marchant (ils sont nombreux, je ne m’attendais pas à cela), tu croises ceux qui ont déjà leur médaille et qui t’encouragent te disant que tu es presque au bout. Passé le km40, je commence à pleurer car je sais que je suis tout près. Il reste 195 derniers mètres. La chanson « I will survive » est au maximum dans mes écouteurs et je suis déjà en pleurs. J’accélère à la fin pour éclater en sanglots. Sanglots de bonheur, de joie, de satisfaction. Je n’ai jamais ressenti ça auparavant. L’extase.

Je suis finisher!

Oh que ça a été dur, oh mon dieu que je suis partie trop vite à suivre mes deux potes et je me suis grillée (mais l’adrénaline et l’excitation m’ont emportés), oh que j’ai mal aux genoux, oh que j’ai le corps en vrac. Après le marathon, l’osthéo sur place m’a remis le bassin, la charnière et mes genoux. Mais ce n’est rien. Rien comparé au bonheur d’avoir atteint un objectif après une si longue préparation, une fierté de l’avoir fini. Un énorme merci à Anne,  pour son soutien de ouf et d’y avoir toujours cru depuis le début 💗 😘

Franchement, si tu hésites à faire un marathon, hésite même pas en fait, fonce (inscris toi, prépare toi comme il le faut)!

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Un article sur mes conseils avant un Marathon arrive bientôt sur le blog.

Retrouve moi sur Facebook et Instagram ou Snapchat (sacmademoiselle), à bientôt !

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